bui

bui ou l'amour sacrificiel d'une mouche pour une tarentule @@@@ âmes sensibles s'abstenir - Là-bas au bout, tout au bout, c'est la mer. Attendre la vague. S'y noyer.

24 octobre 2009

STORY BOARD

...que ça me prendrait là les larmes sur les joues qui ne s'arrêtent plus j'ai décidé il y a longtemps plus jamais plus jamais pleurer pour ça. Alors. Je veux faire toute seule je veux décider toute seule et je n'aime pas avoir peur. Je ne veux pas qu'on m'empêche un jour je te. Je suis contente d'écrire ça parce-que depuis longtemps j'en avais envie. Un jour je te. Je suis pour la peine de mort quand rien d'autre n'est possible quand la guerre abandonne un seul cadavre je suis pour la justice. L'injustice court dans les caniveaux bouche les bouches de dégoût quand je suce une queue j'ai envie de vomir c'était pas comme ça avant je ne sais plus si ce que j'écris devient réel ou si  la vérité je l'écris sa mère ou si c'est qu'elle était molle quand c'est molle ça dégoûte. C'est bien ici je peux écrire ce que je veux un jour je te. Ca te changera ça fera comme une petite lecon comment faire pousser les pâquerettes en milieu hostile. Ca fera comme une distraction toute vérité n'est pas bonne à écrire si je ment je vais en enfer l'enfer c'est ma copine elle me réchauffe quand j'ai froid la nuit ça fait longtemps déjà la nuit.

La nuit la nuit je dormais avant maintenant c'est plus difficile quand la fin du mois arrive je comtemple le précipice je vis dans le luxe j'ai jamais peur la dernière panic attack c'était en 99 je me souviens j'étais collée sur la cloison entre le couloir et la cuisine plus bouger plus bouger. Je ne suis pas un sex toy mais un toy. Un boy toy je m'enroule autour de ton corps je te tiens dans mes bras fort et tu trembles. C'est qu'un toy qui te prend dans ses bras tu n'as pas l'habitude. C'est autre chose que le sexe, que ta queue dressée que tu présentes comme un plat sous une cloche d'argent, c'est ce geste qu'elles ne font jamais ces putes, moi je fais.

C'est comme ça que je te tiens par ma tendresse et mes cris quand tu me fais jouir, je me disais justement, jouir c'est facile à écrire, plus facile que plaisir, c'est un mot qu'on ne trouve plus nulle part, j'ai envie de te donner du plaisir, c'est proprement révolutionnaire, c'st le tabou nouveau comme le beaujolais nouveau dégueulasse, j'ai envie que tu me donnes du plaisir, c'est bon le plaisir, non ? Demande aux salariés de France Télécom ce qu'ils en pensent.

Partis comme on est on est pas arrivés je dirai. C'est pas grave on a tout le temps la vie est longue chéri l'immortalité c'est pour tout de suite le prix nobel et puis après. Ce que j'aimerais c'est qu'on aille là-bas en Jamaïque, voir à quoi ça ressemble, c'est pas une destination low-coast ça, c'est un truc qui se mérite, quand tu regardes bien ça douille d'aller dans les pays pauvres, c'est rigolo. Je t'aime. J'ai peur. C'est que ça me détruit tu sais et c'est pas facile d'abandonner sa peau si tard c'est pas facile les morceaux quand on ne connaît pas le nouveau modèle de puzzle je commence toujours par le cadre après je remplis. Je suis un peu folle j'en ai conscience je n'aime pas beaucoup les gens je n'aime pas du tout les animaux tout m'emmerde finalement sauf les garcons avec leur pauvre queue dressée comme une fusée sur une rampe de lancement je ne veux rien sauf me sauver moi seule sait, ce qui s'est passé cette nuit là et le prix payé, payé par qui là est la question.


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02 octobre 2009

TRAIT POUR TRAIT

Quand les traits de l'arbalète enveniment le ciel

fleurs

traçantes comme des balles de suie

pluie

je vois ton visage

tes yeux de torrents calmes transparents glace douce

tes boucles brunes

et

ce sourire qui ne se voit pas qui se lit dans les yeux avec un peu d'attention

quand l'humour distancié est reparti léger comme l'écume

à peine le temps de comprendre qu'il n'est déjà plus là

les doigts tendus à se rompre le cou

le poids de ta douceur sur mon dos

les bras parallèles

j'aime

glisser mes jambes sous tes jambes

j'aime glisser mes jambes sous tes jambes

j'aime

quand tu me couvres parce-que j'en ai envie

j'aime

le moindre regard comme une phrase

inutile de la prononcer

tu comprends

vite

j'aime

le bras tendu et les doigts

invite

le regard ouvert qui ne cille pas

direct

pas de mensonge

la sueur essuyée sous la pomme de douche

3 fois

plus 2

recommencer

encore

récupère

dormir trop tard mais bien

tu n'as pas bougé.


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17 septembre 2009

Grand Guignol

sans feu ni lieu sans foi ni loi c'est presque moi je me dégoûte tu me dégoûtes nous me dégoûte je t'aime. L'écoeurement me prend de ces revers sanglants de ces soubresauts horizontaux de l'élastique étiré jusqu'à rompre cette nuit j'en avais la nausée la gueule de bois ferme ta gueule jusqu'à ce que je te baise que je te pine je n'ai pas vomi pas pleuré j'ai bu la nuit dans le café et le pain au chocolat il y avait un corps étranger dedans un morceau de dent j'ai inspecté ma bouche il ne manquait rien j'avais craché sur la table il était quelque chose comme 4 heures est-ce-que tu crois que mon cerveau a eu le temps d'activer un processus cellulaire dentesque ou c'est les extra-terrestres ou c'est le hasard il y avait des petits trous dans le morceau ce genre de dent impactée gruyère m'est étranger. Définitivement. J'ai trop chaud je me suis couchée je sais plus le matin ou le soir éméchée est-ce-que tu sais ça éméchée ou ce matin de la nuit il était 5h20 ou 30 là je sais j'avais le polaire il fait froid à cette heure là j'ai toujours froid sauf quand j'ai trop chaud je veux savoir si tu es climatisant si tu régules bien la température j'ai besoin de ça aussi que tu me la régules.

Tu fais ce que je veux tu broies. C'est ce qui reste peut-être quand on a tout perdu broyer. Je suis toute nue profites-en je me déshabille j'enlève les couches et les couches jusqu'à la solution finale qui te laisse un goût dans la bouche quand tu m'encules j'ai toujours ce goût de tripes je le sens je veux que tu soies ma grotte ma canadienne je sais on croirait un naufrage mais non ça ne ressemble à rien de connu ce n'est que ça c'est l'inconnu qui relève ses herses ça fait peur mais pas mal ferme ta gueule ferme ta gueule jusqu'à ce que je te baise que je te pine.


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14 août 2009

DéFONCE

Je n'ai pas d'enfant je n'en aurai jamais le verbe avoir n'est pas compatible avec la reproduction humaine. Il est possible que quelque part sur la planète, un être humain existe qui ait passé 9 mois à l'intérieur de mon corps. C'est possible, ce n'est pas certain, personne ne me souhaite la fête des mères, la fête des pères non plus. Je n'ai pas de mari, je n'en ai jamais eu, le verbe avoir n'est pas compatible avec l'amour. Je n'ai pas de femme non plus. Je n'ai personne, personne ne m'a, je suis plus libre que toi, je ne suis pas tombée dans ce schéma pathétique qui veut te faire croire que tu réussis ta vie. Quand tu ramasses ta gueule 10 ou 20 ans plus tard, tu recommences tellement t'as encore rien compris. Je suis plus forte que toi, je renifle les pièges comme cette chienne que je suis, je tombe pas, je sais reculer quand il faut, et je t'aime. Sans conditions, mais les yeux grands ouverts. Je t'aime, c'est une évidence évidente, une redondance fantaisiste, un truc meuh-meuh, quand tu mens j'ai envie de te tuer, parfois je pense que tu ne comprends pas ce que tu lis, c'est embêtant d'être aussi stupide, j'aimerais que tu te reprennes, parce-que tu commences à me faire pitié, et je ne peux pas aimer quelqu'un qui me fait pitié. Je ne suis pas une femme, je ne le serai jamais. Je ne suis pas un homme non plus, j'ignore ces catégories pathétiques qui se permettent de te cataloguer, je ne connais que des êtres humains, pris individuellement, j'aime, j'aime pas, je suis handicapée mentale, je ne discerne pas les couleurs de peau, je suis schizophrène, parfois je me balance, sur ma chaise ou sur les chiottes, je regarde toujours les angles du plafond, ça me rassure, je ne me lave pas tous les jours parce-que j'ai besoin de sentir mon odeur, ça m'aide à me reconnaître, je t'aime, je suis dangereusement intelligente, on peut écrire n'importe quoi sur internet, personne ne comprend, on peut faire l'apologie du terrorisme, personne ne comprend. Israël est un état terroriste qui ne respecte pas les résolutions de l'O.N.U depuis des décennies, dont les soldats font des cartons sur les têtes d'enfants palestiniens de 3 ans, dont les soldats fixent des cibles lasers sur des voitures de palestiniens pour guider le missile air-sol qui la fera exploser et le tuera, Israël est un état de droit qui pratique l'assassinat, Israël est la raison de vivre d'Al Qaïda, Israël est sous parfusion des dollars américains depuis toujours, Israël est l'instrument qui permet aux chiens d'infidèles de gagner la guerre contre les fils d'Allah, le jour où Israël disparaît, on est tous morts. Pauvres Israëliens. Les chinois achètent l'Afrique, dans 100 ans l'Afrique sera chinoise. La France, petite république bananière sous-développée, corrompue jusqu'à la moëlle, bénéficiera d'aides au développement des africano-chinois. Paris sera chinoise. Quand je délire comme ça à sec sans pressing ni repassage, j'aimerais pouvoir penser que je te fais peur, ça me débarasserait. Mais je crois que non. Je crois que tu es aussi fou que je suis folle, j'encule le monde, miss monde c'est moi, mister monde c'est toi, à nous deux on repeuple la planète, de gens étranges venus d'ailleurs, princes bougnoules déjantés, non-folkloriques, sans uniforme ni uniformité, sans confort ni conformisme, on fera des feux de camp pour griller les merguez, on roulera la semoule de couscous sous nos aisselles, on se pètera la gueule au Boullaouane, on baisera, toi et moi, on ne fera pas d'enfant, on ne fera que jouir, jouir, jouir.


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20 juin 2009

Sans titre et baisé

[espace]       j'écris un roman, j'ai appris les gestes qui récitent, je, t'aime, dans la perte, dans le questionnement, je n'ai jamais su qui c'était, je parle à la troisième personne immobile sur le trottoir fondu sous ses pieds, j'ai hérité de chromosomes ennemis, c'est un combat perdu d'avance, je l'ai gagné quand je suis né, je serai stérile et aucun enfant ne m'aura, je suis le verbe mourir à la première personne du féminin singulier, le complément d'objet direct à la poubelle, quelque chose de moins comme on dit un manque,

                       qu'est-ce qui s'est passé avant,

j'estimais les heures aux reflets du soleil, la mouche comme un ricochet sur l'eau, la couleur du désinfectant et je me lavais les mains, 6 fois, rouge, je chinais des objets anciens, je n'ai jamais voulu changer le monde,

                       qu'est-ce qui va se passer après,

je m'installe sur cette frontière, dans le no-man's-land, une étendue pelée à la mesure de mes pas, je compte Hatha Yoga 1,2,3,4,5,6 et je recommence, j'évite la Panic Attack, j'oublierai ton prénom, je ne l'aimais pas, je suis sur le sable et c'est une sensation mémorable, je compte les pas endommagés qui vont jusqu'à la maison à vendre, l'écriteau est là depuis très longtemps, c'est quelque chose de magnifique et c'est quelque chose d'insoutenable, l'objet cassé, le métal abîmé qui rouille, je vole les éclats rouillés et j'en déguise les murs d'incertitudes, sur le temps qui passe et le temps qu'il fait, je ne suis pas au courant des mots durables et des mots réfléchis, mon roman c'est un tiers d'écriture et un tiers d'ignorance, pourquoi je rêve en couleurs de sa bouche comme une grotte, rose, et le trou noir à côté de sa langue, entre sa langue et sa joue et c'est là où je m'enfonce entre sa langue et sa joue, le reste c'est une sorte de rêverie permanente sur la mort pour pouvoir écrire et pour pouvoir créer

                       qu'est-ce qui va se passer après,

ou je m'invente une autre vie, quand je serai grande je serai colonel ou noire, je ne me souviens plus de ce jour là, rien ne me revient sauf l'odeur des russes, j'en suis sûre ce matin ils étaient quatre, l'humidité incite les cloportes à l'assaut des murs et je prend des photos, elle a mis longtemps à mourir, quand elle pisse le sang je me masturbe, j'éjacule sur les cloportes, j'ai encore le bruit du goudron fondu dans les yeux, je sais hurler la bouche fermée, ce n'est pas comme si c'était facile, toutes les boîtes sont vides, je suis nue au milieu du salon, je suis toute seule, je suis donc prisonnier des personnages qui m'ont suivi dans le forum des images, toutes les boîtes sont donc vides, ça fera deux ans avant-hier, la poubelle est sous l'évier et depuis la nuit va être longue, je suis donc prisonnier des éclats de métal rouillé qui m'ont suivi dans le forum des personnages, quand elle crie trop fort je lui pisse dans la bouche pour l'éteindre, ça fera deux ans avant-hier, je récite les gestes abîmés, je ne tiendrai pas et c'est le cinquième jour, je tiendrai, demain est un jour qui se mérite, toujours dans le non reconstruit, ce n'est pas comme si c'était facile, je suis donc prisonnière dans la mémoire de l'autre, je n'existe pas, j'estimais les objets des heures anciennes, je chinais les reflets endommagés du soleil et l'odeur des russes quand j'en avais besoin, je lavais le désinfectant à la surface de l'eau, je compte les mouches 1,2,3,4,5,6 et je recommence, elle tenait debout toute seule et ce n'est pas comme si c'était facile, j'oublierai ton prénom et c'est le cinquième jour, je récite les gestes, je suis nue au milieu du salon les pieds dans le sable, toutes les boîtes sont vides, je ne suis pas morte le 3 juin 2007 dans une voiture en feu, il y avait une troisième personne sur le trottoir, immobile.

D'après un texte de : div, texte original ici : http://sameoldshit.canalblog.com


Posté par bui dui dan à 15:51 - Baisage - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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