Rab de coquillettes vise ta mine
Ces temps-ci la poésie-qui-n'existe-plus est le fait d'arme de certains notables de la classe moyenne bourgeoise supérieure, veuillez noter, s'il vous plaît, moyenne supérieure.
Ces personnes, habituer dans leur vie quotidienne à une certaine déférence, voire une déférance certaine, se piquent de versification quand ce n'est de prose aléatoire décrivant à l'envi comme la vie est difficile entre la pelouse le jardin la plage la piscine la raie au port et tous ces maléfices qui transformant le quotidien en souffrance morale mandent d'urgence l'écriture sous peine de succomber à des pressions de larmes et contusions de l'âme coups au coeur et sanglots longs. Flon flon.
Il est notable ( lol ) de constater que le prolétaire écrit rarement, ou que s'il, nul n'en sait rien.
De là à penser que l'écriture, et sujet qui nous au cul peu ici, la poésie, n'est affaire que de classe dominante dominant déjà économiquement et socialement mais ne s'en satisfaisant pas et soucieuse égalament et par ailleurs de distraire/cultiver/instruire/instrumenter ? la sou-classe prolétarienne, le pas est court et vite franchi pour peu que l'on s'en donnaât la peine. Ouf. Cette phrase était extra-ordinairement longue je l'ai pourtant portée à bout d ebras sans faillir d'un seul coup d'un.
De là à imaginer que la, même si relative, confortable aisance matérielle de ces gens-là influe sur leur manière d'imaginer l'écriture, il n'y a qu'un autre pas que vaillamment je franchis derechef.
De quoi donc peuvent nous entretenir ces citoyens modèles de la réussite par le travail, ces serviteurs sans états-d'âme de l'horreur capitaliste qui permet à certain de dormir bien au chaud dans leurs petits lits douillets quand d'aucuns tremblent de froid et de faim sur les trottoirs bordant leurs joyeuses villas mon-plaisir sur mer. De la difficulté d'être, de la difficulté d e n'être pas, de l'amour la vie la mort ces sentiments si beaux qui font vendre tant de livres, ceux-là que les professionnels du LIVRE se battent bec et ongles pour que le prix n'en augmente pas, tant il est vrai que le LIVRE est indispensable quand la nourriture et le logment ne sont qu'utiles ?
Sans doute. Dotés, pour notre palisir, d'une éducation de bon augure, de manières raffinées, de cette componction propre aux propres à rien qui ne vivent grassement que parce-que d'autres meurent pour eux, richement dotés, donc, voilà que ces esthètes raffinés, ces raffinés esthètes pardon j'm'excuse, nous font la grâce de bien vouloir condescendre à nous émerveiller de leur verbiage écrituresque.
C'est zoli en zénéral, tout plein de chemins boisés, sentiments confortables JETAIME, bords de mer ravissants peuplés de ciel bleus uni vers le grend tout qui nous immonde, sentiments d'une délicatesse de Saxe, porcelaineuse délicatesse, si gracile qu'un battement de cil à HCMville fait exploser en vol le grand oiseau blanc celui tu sais qui convoyait l'Homme de sa vie vers les bras enfin libres et épilés de frais d'une dulcinée si longtemps désirée qu'elle en est fléchie, comme les cours d ebourse à Tokio vers 7 h du mat bref je m'égare.
Ainsi donc, les privilégiés de notre société inégalitaire viennent nous conter les fleurettes qu'ils mettent sur notre compte, les paradis que nous ne verront jamais, les vacances que nous ne prendront jamais les voyages que nous ne feront jamais les avions que nous ne prendrons pas nous mettant sous le nez le pas radis des malfrats quand nous vivons chez les rats d'end'sous les canifs-veaux.
L'hallu. De sorte que nous voyons bienici que toute littératire générée par ces conscrits du grand capital ne peut décemment s"assimiler qu'à l'émission du dimanche après-midi-sur-frnace-2- de Michel Drücker, le tonton de l'autre.
Un divertissement destiné à détournner notre attention, et le croyons-nous, assez souvent rémiunéré par l'état et son ministète de la cul ture aux ficelles.
Ces bourgeois ont pourtant les moyens de vivre, non ? Pourquoi on leur donne le RSE en sus ? ( revenu minimum des écrivains, ou des écriteaux, je sais plus ), au moment même où les budgets sociaux sont restreints, quel est c emanque ignoble de solidarité dont fait preuve le mond edu livre dans son ensemble, signnat par là c equ'il est vraiment ?
J'ATTENDS que des écritants dignes d'exister s'insurgent et demandent l'augmentation d ela TVA sur les livres, comme sur la nourriture.
Manifestez, vous qui prétendez nous éclairer le chemin lumineux, montrez que vous zêtes autres chose que des petites merdes vulgaires nanties se haussant du col pour s'attribuer une misérable existence supplémantée, comme le rab de coquillettes à la cantine, comme la gélule de vis ta mine au p'ti dèj;
La vivacerie rab-de-coquillettes, elle est pas mal celle-là, nan ? Un petit clin d'oeil à coquille, pour les connaisseurs, un eptir clin d'oeil à arabe, pour les islamophobes, et so long.
La gélule de vis ta mine, pas mal non plus, quoique tiens je vais fer vise ta mine, présupposition induisant l'absorption immédiate de vis ta mine c.
Si vous sachiez, si seulement .
Je suis si lente parfois, mondieu, si lente. J'avais pensé, j'avais pensé que le verbe était curieux, curieusement choisi. Ce soir seulement j'ai compris. C'est merveilleux. Me fait penser à ça, lu dans le bouquin de Vitez, que certaines personnes portent des masques si bien collés qu'arrachés la peau vient avec, elles ne s'en rendent pas compte, parce-quelles continuent à rire.
L'écho.
Moi non plus.
Survivre.
Les petites munitions des petites punitions
Langue d'anguille en matelote
Le langage exclut indéniablement, il trouve là son utilité première. En conséquence plus il est maîtrisé plus il combat. Les linguistes sont les soldats d'une guerre qui ne dit pas son nom. Les dégâts pourtant sont faciles à constater, madame Morano nous le fit savoir naguère, dans un discours populiste stigmatisant ceux qui, point trop blancs de peau et portant casquette américaine plutôt que berrichone se virent reprocher de parler comme on cause. L'arrogance des petits blancs ne trouve pas encore son acmé qu'elle s'empare chaque jour davantage de ce qui ferait l'identité de la france, cette langue imaginaire et scolaire que personne ne parle, une langue fantasmatique qui ne sert qu'à écarter de la table ceux qui eurent un jour la faiblesse de rêver à de meilleurs jours. Les places sont trop chères pour eux, force est de le constater. La soupe est trop bonne pour être partagée, qu'on se le dise. Il est édifiant de constater que les professionnels de la langue, pour beaucoup, se retrouvent du côté des vainqueurs du capitalisme sauvage. Voila qui éclaire assez bien la situation de la culture en france. Ce sont probablement les plus médiocres qui s'emparent ainsi de la langue comme drapeau de l'excellence. La vérité oblige à dire que les auteurs de génie ont toujours préféré sortir des codes imposés. Je parle de ceux qui inventèrent quelque chose, ceux que l'on n'oubliera pas de sitôt. Evidemment pullulent les connivences qui vous font parfois découvrir avec effarement que les chemins pour parvenir à l'édition sont divers, variés et suspects pour certains de démarches peu honorables, tant et tellement que d'aucuns se risquent à émettre quelques considérations critiques laissant à penser qu'il y a anguille sous roche, et de la grosse. Il faut savoir lire entre les lignes, je sais lire entre les lignes.
Dames patronesses
20/12/2007
Il est important de se souvenir que nos espaces de liberté se restreignent que les censeurs censeuses sont partout cachés souvent derrière de jolis sourires, le coeur grand ouvert et le cul serré la morale aux lèvres au bout des doigts la bienséance érigée en drapeau la bien-pensance sur le bout de la langue Amen.
